Parenthèse plus fraîche ou mois de juin en automne ?
Les tendances nous permettent d'envisager des perspectives pour ces prochaines semaines après un début de mois de juin frais et changeant. Explications ...
Un début juin plus frais, mais sans excès
Après une fin mai marquée par des températures exceptionnellement élevées et des records, le début du mois de juin offre un visage bien différent en Bretagne. Depuis plusieurs jours, les conditions météo apparaissent plus fraîches, plus humides et souvent plus nuageuses. Une situation qui peut donner une impression presque automnale, notamment lorsque les températures peinent à dépasser les 20°C. Pourtant, ce temps n'a rien d'inhabituel. Il correspond même assez bien à ce que l'on peut observer régulièrement en première quinzaine de juin dans notre région. La Bretagne reste fortement influencée par l'océan Atlantique. Lorsque les vents s'orientent à l'ouest ou au nord-ouest, ils favorisent la mise en place d'un flux océanique, synonyme d'air plus frais, d'humidité et d'un ciel souvent partagé entre nuages et éclaircies.
Les températures observées ces derniers jours restent généralement proches des normales de saison (-1 à -3°C par rapport aux normales calculées entre 1991 et 2020), même si elles se situent souvent sous le seuil symbolique des 20°C. Nous sommes donc davantage face à un retour à une météo bretonne classique qu'à une véritable anomalie froide.
La semaine prochaine : un temps mitigé et des températures basses en début de semaine
La semaine prochaine devrait conserver une ambiance océanique. Un talweg, une vallée de basses pressions s'étendant depuis une dépression, va circuler sur le nord de la France. Son passage favorisera une nouvelle dégradation du temps avec davantage de nuages, quelques épisodes pluvieux souvent faibles et peu durables et une baisse sensible des températures. Une perturbation est notamment attendue lundi. D'autres passages pluvieux pourraient suivre en milieu et en fin de semaine (peut-être mercredi et/ou vendredi ?). Toutefois, entre ces dégradations, de belles périodes d'éclaircies devraient également se développer. Le temps restera changeant mais sans épisode durablement mauvais.
Le principal fait marquant concernera les températures. Lundi, les maximales s'annoncent nettement inférieures aux normales de saison avec seulement 13 à 20°C selon les secteurs. Les valeurs les plus basses concerneront les côtes de la Manche, où l'ensoleillement sera limité et où un vent de nord-ouest accentuera la sensation de fraîcheur. Par la suite, les températures remonteront légèrement mais resteront souvent sous les 20°C sur une grande partie de la Bretagne. La Loire-Atlantique pourrait ponctuellement franchir ce seuil en seconde partie de semaine. Globalement, jusqu'à vendredi, la région devrait conserver un temps souvent mitigé sous l'influence persistante du flux océanique.
Vers une deuxième quinzaine marquée par la chaleur (excessive ?)
Le changement de temps pourrait intervenir dès le prochain week-end. Le talweg devrait progressivement s'évacuer vers l'Europe de l'Est tandis qu'un puissant anticyclone regonflerait par le Golfe de Gascogne, avec une pression pouvant atteindre 1030 à 1035 hPa. Cette évolution favoriserait un assèchement progressif de l'atmosphère, davantage d'ensoleillement et surtout une hausse marquée des températures. Les maximales devraient rapidement repasser au-dessus des normales de saison sur l'ensemble de la Bretagne. Pour le week-end prochain, les 25°C pourraient déjà être dépassés dans le sud et l'est de la région. La tendance resterait ensuite orientée vers un renforcement de la chaleur au début de la semaine suivante. Dans les secteurs les plus chauds du sud breton et de la Loire-Atlantique, le seuil des 30°C pourrait être atteint ou dépassé si les conditions actuelles se confirment.
Cette évolution rejoint les tendances envisagées en début de mois, qui privilégiaient un retour de conditions plus estivales au cours de la deuxième quinzaine de juin. La proximité d'une dépression vers les Açores ou les côtes portugaises pourrait en effet favoriser des remontées d'air chaud vers la France. Même si des ajustements restent possibles à cette échéance, une véritable bascule semble aujourd'hui se dessiner vers un temps largement estival. La chaleur pourrait rapidement devenir marquée, voire localement difficile à supporter si les températures poursuivent leur hausse au cours de la deuxième quinzaine du mois.